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Perspectives

14/09/2010 Khaled Abu Toameh : Il faut d’abord stopper les ennemis de la paix

par Khaled Abu Toameh

Le principal péril pour le processus de paix n’est pas un poste de contrôle israélien ou un nouvel ensemble de logements dans une colonie de Cisjordanie, mais les menaces provenant des forces maléfiques dans la bande de Gaza, à Damas, à Beyrouth et à Téhéran.

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Dossiers

08/12/2008 Gaza et le droit international

par Comité Québec-Israël

Les juristes Avi Bell et Justus Reid ont produit un document pour le Jerusalem Center for Public Affairs réfutant les allégations voulant que les mesures contre-terroristes israéliennes à Gaza violent le droit international et soutenant que ce sont plutôt les actions du Hamas et autres groupes armés palestiniens qui contreviennent au droit international.

A titre d’exemple, les auteurs soutiennent que les attaques ciblées sur les civils israéliens par les groupes armés palestiniens violent la règle de distinction entre cibles militaires et civiles enchâssée dans le droit international, alors qu’Israël ne cible que des objectifs militaires légitimes.

Autre exemple, Bell et Reid soutiennent que les sanctions économiques et le bouclage de la frontière avec Gaza sont légaux puisque le droit international permet de telles mesures non-belligérantes contre un territoire hostile, y compris la suspension de l’aide. De plus, les juristes soutiennent qu’à l’instar de l’Égypte, Israël peut fermer ses frontières avec Gaza en toute légalité, car rien dans le droit international n’oblige un État à ouvrir ses frontières à un voisin belligérant.

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Actualités

Réplique

Au-delà de la référence à la frontière de 1967

par Comité Québec-Israël
01/06/2011

Si l’appel d’Obama à la création d’un État palestinien dans les lignes de 1967 est l’élément qui a le plus retenu l’attention des médias, le président Obama a formulé dans son discours plusieurs autres conditions et attentes capitales, tant à l’endroit des Israéliens que des Palestiniens.

Luciano G. Del Negro L’auteur est directeur général du Comité Québec-Israël.

Il commente ici l’éditorial d’André Pratte (« Le messager de Nétanyahou ») publié lundi.*

En insistant sur l’abandon de la référence aux frontières de 1967 dans la déclaration des pays du G8, le Canada n’a pas altéré sa politique sur le conflit israélo-palestinien, à savoir, son soutien à une solution négociée de deux États pour deux peuples, mais justement assuré que le G8 adopte une position équilibrée envers les deux parties fondée sur l’ensemble du récent discours du président Barack Obama sur la résolution du conflit. En effet, grâce à l’intervention du Canada, les pays du G8 se sont entendus pour « exprim[er] avec force [leur] soutien à la conception de la paix israélo-palestinienne énoncée par le président Obama le 19 mai 2011 » après que le libellé initial de la déclaration eut fait sélectivement référence à un seul élément du discours présidentiel.

Si l’appel d’Obama à la création d’un État palestinien dans les lignes de 1967 moyennant des ajustements entre les parties est l’élément qui a le plus retenu l’attention des médias, le président américain a formulé dans son discours plusieurs autres conditions et attentes capitales, tant à l’endroit des Israéliens que des Palestiniens. En effet, Obama a notamment demandé des Palestiniens qu’ils reconnaissent Israël comme État juif, renoncent au « retour » de millions de Palestiniens en Israël même, abandonnent leurs démarches unilatérales pour établir un État palestinien sans accord de paix avec Israël, cessent de délégitimer Israël et de nier son droit à l’existence et acceptent que leur État soit démilitarisé. De plus, Obama a réitéré sa demande que le Hamas se conforme aux principes du Quartet diplomatique pour le Moyen-Orient, à savoir qu’il renonce au terrorisme, reconnaisse le droit à l’existence d’Israël et respecte les accords israélo-palestiniens.

En ne soulignant qu’une seule attente dirigée à Israël, sans mention d’aucune des attentes aussi fondamentales adressées aux Palestiniens, la déclaration finale du Sommet du G8 aurait fait peser toute la responsabilité de la résolution du conflit exclusivement sur les épaules d’Israël et trahi la lettre et l’esprit du discours d’Obama.

* « Le messager de Nétanyahou », éditorial d’André Pratte publié le 30 mai.

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