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Perspectives

14/09/2010 Khaled Abu Toameh : Il faut d’abord stopper les ennemis de la paix

par Khaled Abu Toameh

Le principal péril pour le processus de paix n’est pas un poste de contrôle israélien ou un nouvel ensemble de logements dans une colonie de Cisjordanie, mais les menaces provenant des forces maléfiques dans la bande de Gaza, à Damas, à Beyrouth et à Téhéran.

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Dossiers

08/12/2008 Gaza et le droit international

par Comité Québec-Israël

Les juristes Avi Bell et Justus Reid ont produit un document pour le Jerusalem Center for Public Affairs réfutant les allégations voulant que les mesures contre-terroristes israéliennes à Gaza violent le droit international et soutenant que ce sont plutôt les actions du Hamas et autres groupes armés palestiniens qui contreviennent au droit international.

A titre d’exemple, les auteurs soutiennent que les attaques ciblées sur les civils israéliens par les groupes armés palestiniens violent la règle de distinction entre cibles militaires et civiles enchâssée dans le droit international, alors qu’Israël ne cible que des objectifs militaires légitimes.

Autre exemple, Bell et Reid soutiennent que les sanctions économiques et le bouclage de la frontière avec Gaza sont légaux puisque le droit international permet de telles mesures non-belligérantes contre un territoire hostile, y compris la suspension de l’aide. De plus, les juristes soutiennent qu’à l’instar de l’Égypte, Israël peut fermer ses frontières avec Gaza en toute légalité, car rien dans le droit international n’oblige un État à ouvrir ses frontières à un voisin belligérant.

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Actualités

C’est une campagne syndicale de boycott d’Israël

par Comité Québec-Israël
17/11/2010

Des enseignants-militants de Trois-Rivières revenus d’une visite en Cisjordanie organisée par la Fédération nationale des Enseignants et Enseignantes du Québec (CSN), Alternatives et le Comité de solidarité de Trois-Rivières invitent les Trifluviens à boycotter Israël. Le Nouvelliste de Trois-Rivières a publié cette réplique du Comité Québec-Israël.

C’est une campagne de boycott d’Israël

En réponse à l’article "Il ne reste presque plus rien de la Palestine" publié le 8 novembre.

Le conflit israélo-arabe intéresse beaucoup de Québécois et les informations à son sujet abondent dans nos médias. Il est aussi vrai que ce conflit polarise l’opinion publique, ce qui est parfaitement légitime dans une démocratie libérale comme la nôtre. En revanche, offrir une tribune sans la moindre perspective critique à des activistes partisans de retour d’une activité militante en Cisjordanie contrevient à la rigueur journalistique coutumière du Nouvelliste.

Car messieurs Alain Dumas et Daniel Landry, les deux enseignants interviewés par Le Nouvelliste, ne sont pas des observateurs objectifs du conflit israélo-arabe, mais des militants qui promeuvent une campagne idéologique de boycott d’Israël orchestrée depuis des années par la Fédération nationale des Enseignants et Enseignantes du Québec (FNEEQ) dans les cégeps du Québec.

En effet, la délégation d’enseignants qui a visité la Cisjordanie a été organisée par la FNEEQ, apparemment davantage mobilisée par sa "détestation" de l’État juif que par le taux de décrochage alarmant de nos jeunes, et le Comité de solidarité de Trois-Rivières, dont le président a déjà légitimé les attentats terroristes du Hezbollah et d’autres organisations islamistes.

Cette campagne de boycott d’Israël s’alimente de mensonges éhontés comme celui de "l’apartheid israélien". L’apartheid est un crime contre l’humanité que la communauté internationale punit par des sanctions économiques. Si un tel régime existait réellement en Israël, messieurs Dumas et Landry n’auraient pas besoin de se substituer à la communauté internationale et de militer sous de faux prétextes pour le boycott d’Israël.

Si Israël était vraiment un régime d’apartheid, une société de droit comme le Québec n’entretiendrait pas d’ententes de coopération scientifique, économique et culturelle avec Israël.

L’"apartheid" imaginé par messieurs Dumas et Landry n’existe que dans l’esprit de militants peu épris de vérité et si radicaux qu’ils souhaitent davantage l’élimination d’Israël plutôt que la création d’un État palestinien qui vivrait en paix et en sécurité avec son voisin israélien.

Aussi, l’article expose-t-il crûment l’ignorance des militants anti-israéliens et leurs entorses impudentes à la réalité du conflit. Gaza et la Cisjordanie ne comptent pas 130 000 habitants, mais plutôt 3 959 540 selon les derniers estimés officiels.

Le "mur" est en fait une barrière composée à 97 % de treillis qui a mis un terme à la vague d’attentats terroristes qui ont tué des centaines de civils israéliens et blessé des milliers. Selon le Fonds monétaire international, les Palestiniens vivent un essor économique sans précédent avec un taux de croissance de 9 % au premier semestre de 2010.

Or, cet essor économique palestinien est largement redevable à l’étroite coopération sécuritaire entre l’Autorité palestinienne et Israël qui a grandement amélioré la sécurité des Palestiniens et des Israéliens et permis de lever plusieurs restrictions.

La coopération israélo-palestinienne, qui dépasse le champ sécuritaire et s’étend, par exemple, à l’éducation, à la culture et même aux relations de travail, est encore le meilleur gage de rapprochement et de paix entre les peuples palestinien et israélien.

Il est ironique que monsieur Dumas se plaigne au Nouvelliste d’avoir "été arrêté et interrogé brutalement" alors que sur son blogue monsieur Landry écrit : "Avons-nous trop paranoïé ? Peut-être bien. Toujours est-il que le passage a été plus facile que prévu... dans mon cas. Les jeunes douaniers ont été moins harcelants à mon égard que je l’avais prévu. On vérifie les tampons dans mon passeport (au cas où j’aurais visité un pays de "terroristes" dans les dernières années) et on me pose quelques questions d’usage dès la sortie de l’avion. Et c’est tout !"

Quarante ans de campagnes syndicales anti-israéliennes n’ont contribué ni à rapprocher les Palestiniens de leurs aspirations nationales, ni à faire progresser la paix.

Elles ne servent qu’à importer un conflit lointain chez nous au lieu de contribuer à réaliser l’idéal d’une juste paix fondée sur deux États pour deux peuples.

David Ouellette
Comité Québec-Israël
Montréal

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