C’est une campagne syndicale de boycott d’Israël
Des enseignants-militants de Trois-Rivières revenus d’une visite en Cisjordanie organisée par la Fédération nationale des Enseignants et Enseignantes du Québec (CSN), Alternatives et le Comité de solidarité de Trois-Rivières invitent les Trifluviens à boycotter Israël. Le Nouvelliste de Trois-Rivières a publié cette réplique du Comité Québec-Israël.
C’est une campagne de boycott d’Israël
En réponse à l’article "Il ne reste presque plus rien de la Palestine" publié le 8 novembre.
Le conflit israélo-arabe intéresse beaucoup de Québécois et les informations à son sujet abondent dans nos médias. Il est aussi vrai que ce conflit polarise l’opinion publique, ce qui est parfaitement légitime dans une démocratie libérale comme la nôtre. En revanche, offrir une tribune sans la moindre perspective critique à des activistes partisans de retour d’une activité militante en Cisjordanie contrevient à la rigueur journalistique coutumière du Nouvelliste.
Car messieurs Alain Dumas et Daniel Landry, les deux enseignants interviewés par Le Nouvelliste, ne sont pas des observateurs objectifs du conflit israélo-arabe, mais des militants qui promeuvent une campagne idéologique de boycott d’Israël orchestrée depuis des années par la Fédération nationale des Enseignants et Enseignantes du Québec (FNEEQ) dans les cégeps du Québec.
En effet, la délégation d’enseignants qui a visité la Cisjordanie a été organisée par la FNEEQ, apparemment davantage mobilisée par sa "détestation" de l’État juif que par le taux de décrochage alarmant de nos jeunes, et le Comité de solidarité de Trois-Rivières, dont le président a déjà légitimé les attentats terroristes du Hezbollah et d’autres organisations islamistes.
Cette campagne de boycott d’Israël s’alimente de mensonges éhontés comme celui de "l’apartheid israélien". L’apartheid est un crime contre l’humanité que la communauté internationale punit par des sanctions économiques. Si un tel régime existait réellement en Israël, messieurs Dumas et Landry n’auraient pas besoin de se substituer à la communauté internationale et de militer sous de faux prétextes pour le boycott d’Israël.
Si Israël était vraiment un régime d’apartheid, une société de droit comme le Québec n’entretiendrait pas d’ententes de coopération scientifique, économique et culturelle avec Israël.
L’"apartheid" imaginé par messieurs Dumas et Landry n’existe que dans l’esprit de militants peu épris de vérité et si radicaux qu’ils souhaitent davantage l’élimination d’Israël plutôt que la création d’un État palestinien qui vivrait en paix et en sécurité avec son voisin israélien.
Aussi, l’article expose-t-il crûment l’ignorance des militants anti-israéliens et leurs entorses impudentes à la réalité du conflit. Gaza et la Cisjordanie ne comptent pas 130 000 habitants, mais plutôt 3 959 540 selon les derniers estimés officiels.
Le "mur" est en fait une barrière composée à 97 % de treillis qui a mis un terme à la vague d’attentats terroristes qui ont tué des centaines de civils israéliens et blessé des milliers. Selon le Fonds monétaire international, les Palestiniens vivent un essor économique sans précédent avec un taux de croissance de 9 % au premier semestre de 2010.
Or, cet essor économique palestinien est largement redevable à l’étroite coopération sécuritaire entre l’Autorité palestinienne et Israël qui a grandement amélioré la sécurité des Palestiniens et des Israéliens et permis de lever plusieurs restrictions.
La coopération israélo-palestinienne, qui dépasse le champ sécuritaire et s’étend, par exemple, à l’éducation, à la culture et même aux relations de travail, est encore le meilleur gage de rapprochement et de paix entre les peuples palestinien et israélien.
Il est ironique que monsieur Dumas se plaigne au Nouvelliste d’avoir "été arrêté et interrogé brutalement" alors que sur son blogue monsieur Landry écrit : "Avons-nous trop paranoïé ? Peut-être bien. Toujours est-il que le passage a été plus facile que prévu... dans mon cas. Les jeunes douaniers ont été moins harcelants à mon égard que je l’avais prévu. On vérifie les tampons dans mon passeport (au cas où j’aurais visité un pays de "terroristes" dans les dernières années) et on me pose quelques questions d’usage dès la sortie de l’avion. Et c’est tout !"
Quarante ans de campagnes syndicales anti-israéliennes n’ont contribué ni à rapprocher les Palestiniens de leurs aspirations nationales, ni à faire progresser la paix.
Elles ne servent qu’à importer un conflit lointain chez nous au lieu de contribuer à réaliser l’idéal d’une juste paix fondée sur deux États pour deux peuples.
David Ouellette
Comité Québec-Israël
Montréal
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