Perspectives
Khaled Abu Toameh : Il faut d’abord stopper les ennemis de la paix
Khaled Abu Toameh est un journaliste israélo-palestinien, spécialiste des affaires palestiniennes. Après avoir entamé sa carrière il y a trois décennies dans un journal affilié à l’OLP, il écrit désormais pour le Jerusalem Post. Ses articles sont régulièrement publiés dans la presse internationale, notamment au Wall Street Journal, au US News and Wolrd Report et au Times of London. Cet article a été publié par le Hudson Institute le 14 septembre 2010 sous le titre « First, Deal With the Enemies of Peace ».
Traduction française : David Ouellette pour le Comité Québec-Israël
Alors qu’Israël et l’Autorité palestinienne s’apprêtent à lancer des pourparlers directs, les ennemis de la paix intensifient leurs efforts pour contrecarrer toute tentative de parvenir à la paix au Moyen-Orient.
Aucun dirigeant palestinien « modéré » n’osera faire des concessions pour la paix tant que le Hamas, le Hezbollah, la Syrie et l’Iran continuent de proférer des menaces quotidiennes contre les « traîtres ».
Le principal péril pour le processus de paix n’est pas un poste de contrôle israélien ou un nouvel ensemble de logements dans une colonie de Cisjordanie, mais les menaces provenant des forces maléfiques dans la bande de Gaza, à Damas, à Beyrouth et à Téhéran.
Ensemble, ils n’épargnent aucun effort pour saboter toute tentative de paix. Ils sont opposés à la paix parce qu’ils croient qu’Israël n’a pas le droit d’exister et doit être rayé de la carte.
Le processus de paix progressera jamais tant et aussi longtemps que ces forces s’évertueront à détruire Israël et à éliminer tout Arabe ou musulman qui parle de compromis.
Tant que l’administration américaine et ses alliés occidentaux continueront à fermer les yeux sur ces menaces réelles, Israël et la direction de l’Autorité palestinienne ne seront jamais en mesure de progresser vers la paix.
Le Hamas, par exemple, a ouvertement déclaré que son but est de contrarier les négociations directes parrainées par les États-Unis et récemment inaugurées à Washington.
Le Hamas, au fil des dernières semaines, a renoué avec les attentats terroristes en Cisjordanie, tuant quatre Israéliens. Le mouvement radical, qui contrôle la bande de Gaza, a également repris les tirs de roquettes sur Israël.
La semaine dernière, une tragédie a été évitée lorsque les roquettes du Hamas sont tombées près de deux jardins d’enfants peu de temps avant leur ouverture le matin.
Mais le Hamas n’est pas seul à rechercher la destruction du processus de paix. Le mouvement islamiste est soutenu par d’autres puissances maléfiques dans la région, y compris le Hezbollah, la Syrie et l’Iran.
La Syrie continue d’abriter plusieurs groupes radicaux terroristes palestiniens, dont l’objectif déclaré est de prévenir la signature de tout accord de paix entre Israël et l’Autorité palestinienne. Ces groupes ont des cellules armées en Cisjordanie et la bande de Gaza qui sont prêtes à lancer des attaques terroristes contre des cibles israéliennes.
Les groupes palestiniens « du rejet » sont sous le contrôle des Syriens qui les utilisent pour promouvoir leurs propres intérêts de la même manière qu’ils utilisent le Hezbollah et d’autres groupes terroristes au Liban depuis des décennies.
Si Washington veut assurer quelque progrès que ce soit dans les pourparlers de paix en cours et stopper ces groupes radicaux, il devrait exercer des pressions sur le dictateur syrien à Damas pour qu’il les contienne.
D’autre part, les Iraniens ont également précisé qu’ils avaient l’intention de faire tout leur possible pour faire échouer les efforts de paix au Moyen-Orient. Non seulement l’Iran, par ses ambitions nucléaires, constitue-t-il une menace existentielle pour Israël, mais il est le premier fournisseur d’armes du Hamas, du Hezbollah et de la Syrie.
ll aurait été préférable que les États-Unis et ses alliés se concentrent d’abord sur la lutte contre les forces anti-paix dans la région au lieu de faire pression sur le gouvernement israélien et l’Autorité palestinienne.






