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Perspectives

17/06/2010 Les destins d’Israël et de l’Occident sont inextricablement liés

par Comité Québec-Israël

Appuyons Israel : s’il tombe, nous tombons tous
de José María Aznar, ex-Premier ministre d’Espagne (1996-2004)

L’Occident traverse une période de confusion sur l’avenir du monde. Dans une grande mesure, cette confusion est provoquée par une sorte de doute de soi masochiste à l’endroit de notre propre identité ; en vertu de la rectitude politique et d’un multiculturalisme qui de force nous met à genoux devant les autres, et d’une laïcité qui, ironie du sort, nous aveugle, même lorsque nous sommes confrontés à des djihadistes qui font la promotion de l’incarnation la plus fanatique de leur foi. Abandonner Israël à son sort, en ce moment critique, ne servirait qu’à illustrer combien nous avons sombré et combien inexorable notre déclin semble désormais être.

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Dossiers

08/12/2008 Gaza et le droit international

par Comité Québec-Israël

Les juristes Avi Bell et Justus Reid ont produit un document pour le Jerusalem Center for Public Affairs réfutant les allégations voulant que les mesures contre-terroristes israéliennes à Gaza violent le droit international et soutenant que ce sont plutôt les actions du Hamas et autres groupes armés palestiniens qui contreviennent au droit international.

A titre d’exemple, les auteurs soutiennent que les attaques ciblées sur les civils israéliens par les groupes armés palestiniens violent la règle de distinction entre cibles militaires et civiles enchâssée dans le droit international, alors qu’Israël ne cible que des objectifs militaires légitimes.

Autre exemple, Bell et Reid soutiennent que les sanctions économiques et le bouclage de la frontière avec Gaza sont légaux puisque le droit international permet de telles mesures non-belligérantes contre un territoire hostile, y compris la suspension de l’aide. De plus, les juristes soutiennent qu’à l’instar de l’Égypte, Israël peut fermer ses frontières avec Gaza en toute légalité, car rien dans le droit international n’oblige un État à ouvrir ses frontières à un voisin belligérant.

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Actualités

Perspectives

La dernière branche d’olive : Le crime commis au poste frontalier de Nahal Oz

par Yussef Nasser Al-Sweidan
29/04/2008

Deuxième d’une série de textes extraits de la presse arabe présentés par le Comité Québec-Israël afin de faire connaître au public québécois les courants politiques libéraux et modérés au Moyen-Orient.

La dernière branche d’olive : Le crime commis au poste frontalier de Nahal Oz

Al-Seyassah (Koweït), 4 avril 2008

L’écrivain saoudien Yussef Nasser Al-Sweidan dénonce dans le quotidien koweïtien Al-Seyassah la prise en otage des populations civiles palestinienne et israélienne par le Hamas et ses menaces à l’endroit de la stabilité et de la sécurité égyptiennes. Al-Sweidan accuse, en outre, les islamistes palestiniens de ne servir que les intérêts syro-iraniens.

Une fois encore, le mouvement terroriste du Hamas a réaffirmé son comportement anarchique et sa violence aveugle qui ont transformé la Bande de Gaza en un lieu de désespoir, de faim, de maladies et de déficience. En fait, le Hamas a transformé la Bande en un dépotoir de détritus et de déchets humains plein de terroristes et d’hérétiques hors-la-loi après que ce mouvement eut élargi son étreinte méprisable de la stratégie belliqueuse de la Syrie et de l’Iran. Ceci s’est produit avec comme toile de fond les plans de production d’armes nucléaires des mollahs de Téhéran et la peur du dictateur de Damas face au sombre destin qui l’attend lorsque s’ouvrira bientôt le Tribunal international d’enquête sur l’assassinat de [l’ancien] président [libanais] Rafiq Al-Hariri.

Pour ces raisons, le Hamas collabore étroitement avec le Hezbollah pour exécuter les ordres de leurs maîtres. Les deux organisations jouent, d’une part, la note stridente des fermes de Shebaa, et, d’autre part, la fable de la libération [de la Palestine] depuis la rivière [du Jourdain] à la mer [méditerranée] [en clamant] « Jamais n’abandonnerons-nous ni même un grain de sable ! ». Ceci, en dépit du fait que les fermes de Shebaa étaient occupées par la Syrie depuis les années 50 jusqu’à la Guerre des six jours de 1967, alors qu’il y avait d’amples et légitimes mesures et mécanismes pour régler cette question sans guerres futiles, surtout après que les Israéliens s’eurent repliés derrière Naqura au Sud-Liban Ils se sont retirés de là tout comme ils se sont retirés de chaque centimètre de la Bande de Gaza en septembre 2005. Par conséquent, l’insistance du Hamas à tirer des roquettes Qassam sur les civils israéliens à Sdérot, Ashkelon et ailleurs constitue un acte immoral et inhumain. Non seulement ce jeu périlleux avec le feu contredit-il le bon sens, mais il constitue une aventure terroriste injustifiée et indéfendable. Ses conséquences catastrophiques retomberont sur les têtes des civils de part et d’autre de ce conflit futile, en dépit de l’énorme disparité quantitative, qualitative et autre dans l’équilibre des forces entre les deux parties.

Les menaces proférées mardi dernier par Khalil Al-Hayya, un membre de haut rang du Hamas, reflètent le rôle dangereux que joue le Hamas en tant qu’instrument obéissant et méprisable dans les mains du terrorisme baathiste syrien et des mollahs de Téhéran et de Qom. Al-Hayya a dit qu’il existait des « options ouvertes » et que « Gaza était au bord d’une explosion sans précédent ». Qui êtes-vous, Khalil Al-Hayya, pour mener une campagne d’incitation et d’extorsion contre l’Égypte ? Vous ne respectez pas sa souveraineté et son droit absolu de défendre ses frontières, sa sécurité et celle de ses citoyens et de son territoire nationale, lorsque vous proférez des menaces creuses à l’effet que le Hamas attaquera encore une fois le poste frontalier de Rafa comme c’est déjà arrivé en février dernier.

Vous niez ainsi tous les sacrifices que les Égyptiens ont fait et toute l’assistance financière et technique qu’elle a apportée aux habitants de Gaza. Est-ce là votre loyauté ? Cela sera-t-il votre reconnaissance de la générosité de l’Égypte, Hamas, bande d’ingrats ? Et pourquoi ? Pour les objectifs politiques étroits du pacte conclu entre les Frères Musulmans en Égypte et son extension armée à Gaza, le Hamas. Cette organisation fasciste joue aujourd’hui un rôle destructeur en Égypte dû à son implication dans la vague de violence, de manifestations et de grèves. Le Hamas a boycotté le processus électoral, dont la manifestation la plus claire était l’élection parlementaire, et méprise complètement la frontière [égyptienne] avec la Bande de Gaza. Ceci a posé un grave danger à la sécurité et à la stabilité de l’Égypte en raison de la proximité de la frontière avec la Péninsule du Sinaï reconnue pour être économiquement et militairement sensible et importante.

Néanmoins, notre souvenir des atroces attentats terroristes contre les installations touristiques du Sinaï est encore frais et c’est pourquoi les autorités égyptiennes ont eu raison d’avertir les dirigeants du Hamas des conséquences qu’entraînerait une nouvelle transgression de la frontière. L’Égypte a aussi élevé son état de préparation en renforçant son personnel de sécurité pour confronter l’anarchie croissante dans la Bande de Gaza.

Les victimes de l’attentat terroriste à Nahal Oz, situé en territoire israélien juste au nord du poste frontalier de Karni, étaient deux civils israéliens qui travaillaient à la distribution de carburant d’Israël à la Bande de Gaza. Il s’agit justement du point de passage utilisé par les camions porteurs de carburant. Comment comprendre cette étrange énigme, quand les terroristes du Hamas et du Djihad islamique attaquent un poste frontalier utilisé au transfert de biens civils comme du carburant à la Bande de Gaza ? Devrait-on ensuite reprocher aux Israéliens de refuser de fournir une seule goute de carburant à la Bande de Gaza en réponse à ce stupide comportement terroriste dont les conséquences négatives de souffrance et de pénurie affectent la population entière de la Bande de Gaza ?

Tout ceci est le produit de la folie des dirigeants du Hamas qui vivent confortablement dans leurs villas et leurs appartements luxueux à Damas et à Téhéran.

Yussef Nasser Al-Sweidan est un écrivain saoudien

Mots clés : Courants politiques libéraux et modérés au Moyen-Orient | Hamas | Hezbollah | Iran | Syrie |