Processus de paix 2010

Nouvelle


Relations Québec-Israël

Consulter le dossier des Affaires sur le modèle israélien de recherche et développement
Dossier des Affaires sur le modèle israélien de recherche et développement
Consulter le dossier de La Presse sur le modèle israélien de recherche et développement
Dossier de La Presse sur le modèle israélien de recherche et développement
Entente de coopération Québec-Israël
Entente de collaboration économique et technologique Québec-Israël
L'Assemblée nationale du Québec salue les 60 ans d'Israël



Lettre d'information

Abonnez-vous à notre lettre d'information

Perspectives

14/09/2010 Khaled Abu Toameh : Il faut d’abord stopper les ennemis de la paix

par Khaled Abu Toameh

Le principal péril pour le processus de paix n’est pas un poste de contrôle israélien ou un nouvel ensemble de logements dans une colonie de Cisjordanie, mais les menaces provenant des forces maléfiques dans la bande de Gaza, à Damas, à Beyrouth et à Téhéran.

suite »

Dossiers

08/12/2008 Gaza et le droit international

par Comité Québec-Israël

Les juristes Avi Bell et Justus Reid ont produit un document pour le Jerusalem Center for Public Affairs réfutant les allégations voulant que les mesures contre-terroristes israéliennes à Gaza violent le droit international et soutenant que ce sont plutôt les actions du Hamas et autres groupes armés palestiniens qui contreviennent au droit international.

A titre d’exemple, les auteurs soutiennent que les attaques ciblées sur les civils israéliens par les groupes armés palestiniens violent la règle de distinction entre cibles militaires et civiles enchâssée dans le droit international, alors qu’Israël ne cible que des objectifs militaires légitimes.

Autre exemple, Bell et Reid soutiennent que les sanctions économiques et le bouclage de la frontière avec Gaza sont légaux puisque le droit international permet de telles mesures non-belligérantes contre un territoire hostile, y compris la suspension de l’aide. De plus, les juristes soutiennent qu’à l’instar de l’Égypte, Israël peut fermer ses frontières avec Gaza en toute légalité, car rien dans le droit international n’oblige un État à ouvrir ses frontières à un voisin belligérant.

suite »

Actualités

Perspectives

Que feriez-vous donc à la place d’Israël ?

par Ilan Greilsammer, Université Bar-Ilan (Israël)
10/03/2008

Texte paru le 10 mars 2008 dans Le Devoir et reproduit ici avec l’aimable autorisation de l’auteur.

Pour bien se représenter la situation dans laquelle l’État d’Israël se trouve, le lecteur québécois devrait imaginer que, depuis sept ans, je dis bien sept ans, une ville telle que Montréal, Hull ou Trois-Rivières est bombardée jour et nuit par une pluie de roquettes qui terrorisent la population, tuent et blessent les passants, et rendent la vie quotidienne absolument insupportable.

Oh, me diront les gens bien intentionnés, ces roquettes ne sont que de vulgaires tubes d’acier remplis de poudre à exploser, des « jouets d’enfants », des projectiles primitifs, et la plupart, tirés au hasard, tombent « à côté ». C’est vrai qu’ils tombent souvent dans les banlieues ou dans les champs, mais les habitants de Sderot ou d’Achkelon ne voient pas ces « jouets d’enfants » avec la même bienveillance que les donneurs de conseils assis dans leurs fauteuils devant la télévision. Car lorsque ces « kassams » tombent par malheur sur une maison, un jardin d’enfants, une école, une infirmerie, malgré le caractère primitif du projectile, il y a des morts et des blessés, des habitants de Sderot qui ont perdu des mains et des jambes, deux enfants pas plus tard que la semaine dernière. Sans compter la masse des pauvres gens qui sont frappés d’hystérie, de terreur, les personnes âgées et les enfants qui ne dorment plus, les élèves qui n’arrivent plus à étudier en classe. J’imagine, non je suis sûr, qu’aucun gouvernement au monde ne laisserait pourrir une situation pareille, dans laquelle ses civils sont attaqués jour et nuit, sans réagir. Et que l’on ne vienne pas nous raconter le contraire !

Nous, le camp de la paix israélien, nous pensions très sincèrement en 2005 qu’après le désengagement israélien, après que le territoire de Gaza eut été évacué par l’armée et que les colonies juives eurent été détruites jusqu’à leur fondement, les Palestiniens, une fois maîtres absolus de leur territoire, feraient tout pour améliorer la situation de leur population, utiliseraient l’abondante aide étrangère pour construire des infrastructures, des logements, des écoles, des hôpitaux...

Sans aucun doute, la réussite économique et sociale de Gaza aurait ouvert rapidement la voie à d’autres évacuations israéliennes, en Cisjordanie, et à un processus de paix dont l’aboutissement aurait été un État palestinien souverain aux côtés d’Israël. Mais à notre désespoir, un groupe archi-terroriste a pris le pouvoir à Gaza, liquidant physiquement ses opposants de l’Autorité palestinienne, amenant via l’Égypte des quantités gigantesques d’armements plus meurtriers les uns que les autres, devenant le client privilégié de l’Iran, s’alignant sur le Hezbollah libanais et faisant de la bande de Gaza, au lieu d’une oasis de croissance et de prospérité, un immense arsenal entièrement dirigé vers la destruction d’Israël.

Alors, je le demande sérieusement à vos lecteurs : que peut faire Israël ? On nous dit : allez, discutez avec le Hamas ! Mais peut-on discuter avec quelqu’un qui refuse de reconnaître votre existence et appelle à votre élimination physique ? D’autres donneurs de conseils disent : entrez dans Gaza, nettoyez les poches terroristes et supprimez le pouvoir du Hamas ! Mais... dès qu’Israël fait quelque opération militaire que ce soit contre le Hamas et les terroristes armés, le monde entier s’indigne : vous, les Juifs, vous employez une force disproportionnée ! Et lorsqu’Israël tente d’empêcher l’arrivée d’armes, de fusils, de missiles, à travers la frontière égyptienne, ou en contrôlant sévèrement les points de passage, les gens du Hamas, relayés par une grande partie des médias internationaux crient au blocus et prétendent qu’Israël affame les Palestiniens !

La vérité, celle des gens honnêtes est qu’Israël n’a jamais cessé de fournir aux habitants de la bande de Gaza les vivres, les médicaments, l’électricité et toute l’aide humanitaire dont ces habitants ont besoin. Et n’est-ce pas un cruel paradoxe qu’Israël continue cette aide, et que les maisons de Beit Lahia, de Beit Hanoun et de Jebaliya continuent d’être éclairées par l’électricité en provenance d’Israël, alors que les maisons de Sderot et des localités qui longent la bande de Gaza sont plongées dans la terreur et l’obscurité par le tir ininterrompu des kassams ? Alors, que faire ?

Personnellement, comme beaucoup en Israël, je suis d’accord avec certains ministres du gouvernement israélien (comme la ministre de l’Éducation, Yuli Tamir ou Ami Ayalon) qui pensent qu’il est possible dans certaines circonstances bien précises de parler avec les gens du Hamas, c’est-à-dire avec ces gens qui veulent notre destruction et notre élimination physique. Mais à une condition sine qua non : que les groupes terroristes de Gaza ne profitent pas de ce « dialogue », de cette trêve, pour renforcer leur arsenal de mort et mieux se préparer à de nouvelles attaques contre les civils israéliens. Il faut que la frontière égyptienne cesse d’être une passoire et que le Hamas cesse de recevoir par ses souterrains des missiles, de l’argent et des armes venant de l’Iran. Sinon, ce n’est pas seulement Achkelon qui sera atteint par les missiles palestiniens, mais Ashdod, Kyriat Gat, avant que l’agglomération de Tel-Aviv elle-même soit menacée. En même temps, il faut que la Communauté internationale, du moins les personnes honnêtes, celles qui ne sont pas toujours et systématiquement contre Israël, aident Mahmoud Abbas et les modérés de l’Autorité palestinienne à reprendre le contrôle de l’ensemble des territoires palestiniens.

Ilan Greilsammer : Professeur de science politique à l’Université Bar-Ilan (Israël)

Mots clés :