Dossier
Questions et réponses - La guerre du Hamas contre Israël
Ce document présente des faits de base sur la situation à Gaza. Chaque section est suivie de liens à des documents et à des articles proposant des compléments d’information et des articles de fond sur les questions abordées dans le présent document.En outre, un répertoire de citations provenant de tierces parties a été annexé au document.
Pour une excellente vue d’ensemble, voir le récent article de Dore Gold.
Les affrontements entre Israël et le Hamas à Gaza constituent-ils une énième ronde du sempiternel « cycle de violence » au Moyen-Orient ?
Il n’y a pas de « cycle de violence » symétrique et Israël n’est pas en guerre avec le peuple palestinien à Gaza. Les affrontements de la dernière semaine sont le résultat d’une campagne de terreur lancée par le régime du Hamas à Gaza soutenu par l’Iran, qui est ouvertement dévoué à la destruction d’Israël. Le Hamas terrorise les villes du sud d’Israël avec une pluie constante de roquettes et de missiles (plus de 50 tirs par jour parfois) qui sèment mort, destruction, souffrances et traumatismes. Pour de plus amples détails, voir l’analyse des roquettes de Gaza produite par BICOM.
Israël instrumentalise-t-il la campagne de terreur du Hamas comme prétexte pour « punir » le peuple palestinien ?
Les opérations militaires israéliens du week-end dernier visaient spécifiquement les dépôts d’armes, les cellules terroristes et les sites de lancement de missiles du Hamas dans le but de protéger les logements, les supermarchés et les cours d’école israéliens de la campagne de bombardement croissante du Hamas responsable de plus de 500 tirs de missiles au cours des deux derniers mois.
La réponse déterminée d’Israël procède d’inquiétudes grandissantes à l’endroit de la décision du Hamas d’intensifier le conflit par l’usage de missiles à longue portée Grad fournis par l’Iran qui pénètrent profondément en Israël, multipliant de 25 000 à 250 000 le nombre d’Israéliens vivant à portée des missiles du Hamas. Ceci exacerbe le conflit et le danger posé à Israël par un facteur de dix – une escalade effrayante qu’Israël, à l’instar de toute démocratie responsable, ne peut se permettre d’ignorer. Pour une analyse de l’usage stratégique des roquettes par le Hamas, cliquez ici.
La réaction d’Israël est-elle proportionnelle à la menace et Israël bombarde-t-il sans distinction les civils palestiniens ?
L’appel absurde à une « réponse israélienne proportionnelle » signifie qu’Israël devrait lancer à l’aveuglette un missile sur les centres de population civile palestiniens en réponse à chaque roquette tirée sur des municipalités israéliennes telles Sdérot et Ashkelon. A l’instar de tout autre pays animé par une conscience morale, Israël ne pourrait jamais envisager un tel comportement.
A la différence du Hamas, dont les missiles sont lancés intentionnellement sur des centres de population civile israéliens dans le but explicite de tuer et de mutiler des civils, la réponse israélienne vise exclusivement les installations militaires et les sites de lancement de missiles du Hamas et prend toutes les précautions pour éviter dans la mesure du possible de faire des victimes civiles. Malheureusement, le Hamas positionne ses lance-roquettes et des dépôts d’armes au centre de municipalités palestiniennes, plaçant délibérément les familles palestiniennes sur la ligne de feu et les transformant cyniquement en boucliers humains.
Les deux parties ont-elles la même obligation de réduire l’intensité du conflit et de mettre un terme aux affrontements ?
Israël n’est pas à l’origine de ce conflit. Ces affrontements ont une cause (les attaques au missile du Hamas) et un effet clairs (les opérations de défense israélienne contre les lance-roquettes et les dirigeants terroristes). Pendant sept ans, la communauté internationale a ignoré les attaques à la roquette contre Israël (plus de 3000 attaques lancées depuis Gaza depuis 2001). Il est temps que la communauté internationale rejette les fausses équivalences morales et distingue les pyromanes des pompiers.
Les opérations militaires israéliennes provoquent-elles une crise humanitaire répandue dans le territoire palestinien de Gaza ?
En dépit des attaques incessantes sur ses villes, Israël permet, facilite et contribue aux efforts internationaux d’aide humanitaire aux Palestiniens pris dans les affrontements à Gaza. Il n’y a ni famine, ni crise humanitaire grave à Gaza. En fait, Israël fournit à Gaza la plus grande partie de ses denrées alimentaires, de ses médicaments et de son approvisionnement en carburant – y compris 70% de son électricité.
Pourquoi Israël ne négocie-t-il pas un cessez-le-feu avec le Hamas ?
Le Hamas est idéologiquement et activement dévoué à la destruction d’Israël. Il refuse de reconnaître Israël ou de traiter avec lui. Le Hamas s’oppose explicitement à tout processus de paix avec Israël et déclare ouvertement que jamais il ne respecterait quelque accord que ce soit avec Israël. Cette position est appuyée par le régime de Téhéran qui continue de menacer de détruire Israël avec des armes de destruction massive. Ainsi, Hamas est non seulement l’ennemi d’Israël, mais aussi des Palestiniens modérés et de tous ceux qui aspirent à la paix. En outre, tout « cessez-le-feu » temporaire ou informel avec le Hamas serait instrumentalisé par le groupe islamique radical afin de se réarmer et se restructurer en préparation à une nouvelle ronde d’attaques contre Israël.
Peu importe le parti à blâmer, les affrontements n’ont-ils pas détruit tout progrès de paix entre Israël et le peuple palestinien ?
Israël a continué de dialoguer avec l’Autorité Palestinienne (AP) dirigée par le Fatah malgré un barrage constant de roquettes tirées par le Hamas sur Israël. Du point de vue israélien, les pourparlers de paix sont fondés sur le principe que des progrès peuvent être obtenus avec les éléments pragmatiques palestiniens en même temps qu’Israël doit combattre et continuera de combattre le terrorisme qui cible ses citoyens. Le président de l’AP, Mahmoud Abbas, doit également faire preuve de détermination et ne pas permettre au Hamas de saboter le processus de négociations avec Israël.
Quelques faits
- Le sud d’Israël a été frappé par plus de 3 000 tirs palestiniens de missiles et d’obus au mortier depuis 2001. Au cours des deux premiers mois de l’année en cours, 500 tirs ont été enregistrés.
- Avec l’introduction de missiles plus puissants et meurtriers (fournis par l’Iran et passés en contrebande par la frontière de Gaza avec l’Égypte), le nombre d’Israéliens vivant à portée des missiles du Hamas a grimpé à 250 000.
- Les « alertes rouges » qui signalent l’imminence d’une attaque au missile retentissent entre 5 et 50 fois par jour, rendant la vie normale à l’école, au travail et même à la maison pratiquement impossible. Pour voir un vidéo sur Sdérot, cliquez ici.
- Le nombre d’Israéliens souffrant de trouble de stress post-traumatique dans les municipalités sous le feu est dix fois plus élevé que la moyenne nationale. Pour de plus amples informations sur les troubles de stress post-traumatique à Sdérot, cliquez ici.
Citations
BAN KI -MOON, secrétaire général des Nations unies – 1er mars 2008
Je condamne les attaques palestiniennes à la roquettes et appelle à un arrêt immédiat de ces actes de terrorisme qui ne servent aucun objectif, mettent en danger des civils israéliens et n’apportent que misère au peuple palestinien. Je demande un arrêt de ces attaques.
AHMED AL-JARALLAH, Éditeur en chef, The Arab Times (Koweït) - 22 février 2008
Aujourd’hui, nous assistons à un scénario similaire à celui qui se produit dans des pays arabes où des Arabes vendent leurs nations pour servir les intérêts d’étrangers. Y a-t-il quelque chose de pire que le Hamas qui vend Gaza à l’Iran ? Un acte qui conduira à la mort d’innocents citoyens à Gaza. Le Hamas a vendu son pays à des intérêts étrangers en fredonnant des chants patriotiques.
TARIQ ALHOMAYED, Rédacteur en chef, Asharq Al-Awsat, Londres - 3 mars 2008
Les opérations d’attaques à la roquettes ont-elles aidé les Palestiniens d’une quelconque manière, ou les Palestiniens ont-ils été abandonnés à eux-mêmes pour confronter mort et destruction tandis que le leadership du Hamas se terre dans d’autres lieux plus sûrs sous prétexte que la guerre avec Israël à Gaza doit être « rationnellement gérée », selon des sources proches du Hamas ?
GORDON JOHNDROE, Porte-parole du président Georges W. Bush au Conseil de la Sécurité Nationale - 3 mars 2008
Les Palestiniens ont un choix à faire. C’est un choix entre le terrorisme et une solution politique qui conduirait à la création d’un État palestinien vivant côte-à-côte avec Israël, en paix et en sécurité. Il est évident que nous ne désirons pas que d’innocents civils perdent leur vie, mais je pense que cela a débuté avec des roquettes tirées de Gaza en direction d’Israël qui ont récemment tué et blessé des citoyens israéliens dans quelques unes de leurs grandes villes. La première chose qui doit se concrétiser est que le Hamas doit cesser de lancer des roquettes sur des citoyens israéliens. Cela doit cesser.
Éditorial – National Post - 3 mars 2008
Il est vrai que les Palestiniens ont souffert et subi des dommages à la suite de ces opérations de contre-terrorisme. Mais un tel calcul arithmétique ne change pas la moralité. Israël n’est pas responsable du fait que les Palestiniens aient redémarré une guerre qui ne peut être gagnée. De plus, tant que les Palestiniens poursuivront cette pratique inhumaine et terroriste de lancer des roquettes depuis des zones civiles, on ne pourra blâmer Israël en vertu du droit international pour le fait que des civils meurent aux côtés des djihadistes qui se déploient parmi eux.
La situation des Palestiniens est une épouvantable tragédie. Mais en ce qui concerne Gaza post-occupation, il s’agit d’une tragédie entièrement auto-infligée. Lorsque le Hamas ou quiconque prendra le contrôle de Gaza dans les années à venir et décidera de cesser d’utiliser le peuple palestinien comme une bombe de suicide collectif, ils trouveront alors en Israël un réel partenaire pour la paix. En attendant, les effusions de sang palestinien n’entacheront pas les mains des Israéliens.
Éditeur Exécutif, London Daily Telegraph - 3 mars 2008
Contrairement aux militants du Hamas qui se réjouissent de la mort de tout Israélien, indépendamment du fait qu’il s’agisse d’un civil ou d’un militaire, les pertes de vie innocentes palestiniennes provoquent de la détresse chez les citoyens ordinaires israéliens, comme cela s’est produit lors des attaques à la roquette israéliennes, cette fin de semaine, sur des bastions présumés du Hamas.
L’efficacité croissante et l’amélioration technique des roquettes à la disposition du Hamas ont contraint les Israéliens d’intervenir militairement.
L’année dernière, le Hamas utilisait des roquettes Qassam rudimentaires pour attaquer des localités israéliennes telles que Sdérot. Mais récemment, les militants ont réussi à élargir la portée des roquettes : elles peuvent maintenant atteindre le port israélien d’Ashkelon ce qui augmente sa portée de six miles. Les stratèges militaires israéliens craignent que le Hamas aient sous peu la capacité de cibler un autre port, celui d’Ashdod situé à 20 miles de la frontière avec Gaza et en plein cœur d’Israël.
MAHMOUD A-ZAHAR, Ancien ministre des Affaires Étrangères du Hamas – 21 août 2007
Quand on lui demanda pourquoi le Hamas avait choisi d’arrêter les attentats suicides deux ans auparavant, il répondit :
« Qu’est-ce qui serait d’après-vous plus efficace, - des opérations de martyrs ou des roquettes contre Sdérot ? Des roquettes contre Sdérot occasionneront une migration massive, bouleverseront grandement le quotidien de la population et de l’administration publique, sans parler de l’impact majeur sur le gouvernement israélien. Nous utilisons ces méthodes pour convaincre les Israéliens du coût trop élevé de leur occupation. Nos roquettes portent fruit. Nous ne subissons aucune perte et l’impact du côté israélien est si élevé. »
Franco Frattini, Vice-président de la Commission Barrosso et commissaire pour la Justice, la Liberté et la Sécurité Franco Frattini auprès de la Commission Européenne, 22 janvier, 2008
« Le Hamas n’a jamais abandonné son plan de détruire Israël et rejette encore le prinicipe de la solution des deux États. C’est pourquoi le Hamas ne peut être un interlocuteur viable, ni pour la communauté internationale, ni pour le pauvre peuple palestinien qui devrait réaliser le plus tôt possible que le Hamas ne leur a apporté que désastre ».






